APPROCHE SANS INDUCTION FORMELLE

HYPNOSE CONVERSATIONNELLE

L’hypnose conversationnelle

C’est en premier lieu une forme d’hypnose reposant sur une induction informelle et non perçue comme telle par ceux qui la reçoivent. Les théories et les outils qui la composent sont donc de nature indirecte dans le sens où ils doivent être indécelables et incompréhensibles pour un auditeur non averti.

Cette forme d’hypnose a lieu la plupart du temps lors d’un échange qui normalement n’a pas pour but d’être hypnotique, du moins du point de vue commun, comme une simple conversation.
Le praticien prend en compte de manière globale les comportements et réactions, ainsi que les émotions de la personne concernée.

Grâce à des outils qui reposent sur un principe de suggestion, à un niveau verbal et non verbal, c’est une communication particulière qui se met en place et dont le but est de décaler l’état de conscience de l’interlocuteur.

Ce décalage permet de rendre plus flexible, plus suggestible l’interlocuteur. Cette flexibilité cognitive et émotionnelle permet d’aborder plus facilement un changement, une évolution, un dépassement ou tout élément utile et allant dans le sens d’une demande.

Pour résumer, l’hypnose conversationnelle est une façon de mobiliser et de modifier subtilement l’inconscient ou le comportement d’une personne sans qu’elle ne s’en rende compte.


Exemple de protocole

  • Absorber l’attention
    Amener la personne à être dans une situation « captive » par rapport aux paroles du praticien. Elle est donc entièrement absorbée aux mots que le praticien utilise. Même si elle sature ! Car « la saturation » est une technique d’hypnose conversationnelle 🙂 Plus le conscient sature, plus les messages passent à un niveau inconscient… encore mieux si la personne croit que ça ne fonctionne pas avec elle ou qu’elle n’est pas influençable !
  • Désactiver la vigilance (le facteur critique)
    Après avoir absorbé l’attention de la personne, il est essentiel de contourner tout facteur critique, le « non, ce n’est pas possible… », en vue d’avoir accès à l’inconscient de la personne, car l’état de vigilance, empêche tout accès à l’inconscient.
  • Initier et stimuler une réponse inconsciente
    Cette réponse inconsciente peut tout simplement être une réaction émotionnelle à ce moment particulier.
    Lorsqu’une personne éprouve une émotion, elle peut devenir insensible à la raison, c’est pour cela que l’on parle de réponse inconsciente. Ça la met sur la voie du processus hypnotique.
  • Diriger l’inconscient vers le résultat que l’on veut obtenir
    Le thérapeute va amener la personne à répondre au résultat désiré en plaçant l’inconscient et l’émotionnel au premier plan des priorités.
    La façon de dire les choses est extrêmement importante, car elle désactive de manière subtile toute tentative d’opposition à la proposition.

Une alternative à l’hypnose formelle

  • La pratique de l’hypnose formelle est très souvent controversée. Il s’agit d’une pratique qui fait peur à certaines personnes du fait de l’état d’hypnose ou transe qui n’est ni plus ni moins qu’un état de veille consciente.
  • L’hypnose indirecte se démarque donc de la pratique de l’hypnose formelle de par l’absence de cet état de transe. Ce qui ne veut pas dire qu’elle n’est pas dans un état de conscience modifié (EMC).
  • Elle se base uniquement sur l’échange verbal entre l’hypnothérapeute et le patient.
  • L’hypnose conversationnelle est la technique la plus souple et douce pour permettre de résoudre un problème précis. Les patients sont déjà assez vulnérables de par leur trouble, souffrance ou dépression.
  • Suite à une séance de ce type, la personne n’a pas l’impression d’avoir été hypnotisée. Elle ressort avec le sentiment d’avoir discuté avec son thérapeute, et se sent généralement mieux.
  • Le praticien a en réalité travaillé avec son inconscient, et mis en place de quoi l’aider à atteindre son objectif.
  • Rien n’empêche par la suite lors des séances suivantes, de pratiquer l’hypnose « classique » si nécessaire, allant ainsi dans le sens de ce qu’attend la personne si elle croit que sans induction ça ne fonctionne pas, qu’il n’y a pas d’hypnose.
  • En réalité, nos processus inconscient sont toujours actifs… depuis notre conception ! La seule partie qui a besoin de dormir et s’arrête de fonctionner la nuit…c’est le conscient.
  • Vous croyez toujours que vous contrôlez les choses « consciemment » ? Si c’est le cas, pourquoi vous continuez à garder « consciemment » vos problèmes ? Étrange comme choix, non ? 🙂
  • Mon travail ne consiste pas à vous mettre en hypnose, vous êtes déjà dans une hypnose problème… mon travail consiste à vous en sortir, à vous éveiller de votre hypnose profonde…

DÉONTOLOGIE ET CHARTE ÉTHIQUE

La confiance en son praticien est essentiel

Informez-vous auprès du Syndicat National des Hypnothérapeutes :

Je vous invite à consulter la page > Avertissement ! < qui met en garde contre les praticiens à la formation et l’éthique douteuse.